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bipolarité - psychothérapeute cannes
La bipolarité
Publiée le lundi 02 mars

Anciennement connue sous le nom de trouble maniaco-dépressif, cette psychopathologie fait de plus en plus parler d’elle.

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De nombreuses personnes pensent être bipolaire ou côtoyer un bipolaire. Toutefois, cette pathologie est lourde de sens et il me semble important d’en apporter un bref éclairage pour éviter de catégoriser une personne à tord.

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La bipolarité n’est pas un simple trouble de l’humeur où la personne est un jour de bonne humeur, un autre jour d’humeur exécrable. Derrière ce terme, il y a des symptômes lourds, qui appartiennent au champ de la psychiatrie.

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En effet, à ce jour la seule thérapeutique qui a fait ses preuves pour réguler les symptômes est la pharmacothérapie, c’est-à-dire la prise de médicaments. Il s’agit souvent de Lithium, mais des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des neuroleptiques peuvent également être prescrits par le psychiatre. La bipolarité ne pouvant être guérie, la médication se fait généralement tout au long de la vie du sujet.

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Cette pathologie apparaît assez tardivement (entre la 20aine et la 30aine) et est souvent difficile à diagnostiquer à ses débuts.  

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Quels sont les symptômes ?

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La bipolarité est marquée par des cycles au cours desquels l’humeur varie. Le sujet alterne ainsi entre des phases dépressives et des phases maniaques.

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La phase maniaque est constituée généralement d’une euphorie, d’insomnies, d’une fuite des idées c’est-à-dire que la personne se sent capable de tout faire, sans limite et se lance dans divers projets, tous plus déraisonnés les uns que les autres. Durant cette phase, il est fréquent de constater la mise en danger, liée à ce sentiment de toute-puissance, une agressivité et le recours à des produits toxiques et des comportements extrêmes.

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La phase dépressive peut être vécue avec une hypersomnie ou à l’inverse des insomnies, couplés à tous les symptômes classiques de la dépression, dont l’isolement, l’absence d’envie et de force de bouger, de voir du monde.

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Il est donc essentiel pour le bipolaire de prendre quotidiennement son traitement, les cycles ayant tendance avec le temps à devenir de plus en plus forts et de plus en plus rapprochés. La non prise du traitement est l’une des principales causes de mortalité du bipolaire (qui ce soit en raison d’une phase maniaque où il se met en danger ou bien en phase dépressive marquée par un suicide).

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Chez certaines personnes, la bipolarité est uniphase c’est-à-dire marquée uniquement par des phases maniaques ou dépressives. Toutefois, elles se distinguent de la manie simple et de la dépression névrotique ou limite par son côté cyclique, c’est-à-dire l’alternance avec des phases neutre où l’humeur semble redevenir « normale ».

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Quelle thérapie ?

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La seule psychothérapie principale est médicamenteuse. Toutefois, pour aider à faire face à des crises d’angoisse ou des phases de colère, la relaxation (sophrologie) peut être un plus, sous réserve (indispensable) que la personne suive son traitement et soit stabilisée. Dans le cas contraire un risque de décompensation est majeur. Malgré tout, force est de constater qu’en présence de ce trouble de l’humeur, la probabilité reste faible quant à l’implication de réaliser ces exercices par lui-même une fois sorti des séances.

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A noter que le bipolaire n’étant pas apte à se remettre réellement en question (pas de façon volontaire mais inconsciente), les techniques comme l’hypnose ou la psychothérapie classique sont sans effet lorsqu’il s’agit de modifier une perception ou un comportement problématique. Seul l’aspect relaxation de cette technique peut apporter un plus. Sans compter qu’elle ne peut être dans ce cadre pratiquée que si la personne prend bien ses médicaments quotidiennement et qu’elle se situe en phase « neutre » et non dépressive ou maniaque. Le risque serait alors une décompensation. C’est pourquoi l’hypnose comme la sophrologie n’est pas recommandée pour les personnes souffrant de bipolarité.